Combat écologiste

Combat écologiste

Nous refusons l'écologisme benêt d'Arthus-Bertrand

Envoyer Imprimer PDF

ours

Article de  Paul Ariès, Aurélien Bernier, Yann Fiévet et Corinne Morel Darleux

"La lutte contre le productivisme et l'économie capitaliste, pour la répartition des richesses et la relocalisation n'ont pas la moindre place dans son raisonnement."

Quand l'écologie émergea dans le débat public au cours des années 1960 et 1970, elle fut d'emblée fortement politisée. L'économie productiviste, la répartition des richesses, les rapports Nord/Sud, la lutte pour la démocratie, la dénonciation des multinationales faisaient partie intégrante du discours des principaux mouvements. Aux Etats-Unis, le militantisme de Rachel Carson ou Barry Commoner eut des effets concrets sur la législation américaine, aboutissant à l'interdiction de produits chimiques ou à la création de l'Agence pour la protection de l'environnement (EPA). Les Nations Unies ne purent éviter de lier la question environnementale à la question sociale, et la notion d'écodéveloppement portait des revendications pour protéger la planète, mais également pour mieux répartir les richesses et partager le travail.

Puis vint le tournant de la mondialisation. Le capitalisme se fit néolibéral en se réorganisant à l'échelle planétaire, afin de bénéficier des coûts de production les plus faibles et de mettre en concurrence les salariés des économies industrialisées avec les salariés des pays émergents. Repris en main par les gouvernements, le discours sur l'état de la planète changea profondément de nature. Les chocs pétroliers furent l'occasion de réclamer aux citoyens des gestes responsables pour réduire leurs consommations, moins pour des raisons écologiques que pour limiter les déficits commerciaux. Le basculement dans l'écologie individuelle était amorcé. Après l'énergie, ce fut le tri des déchets afin de permettre le recyclage, avec là aussi des motivations liées au commerce extérieur. Puis, afin de lutter contre le changement climatique, le citoyen fut mis à contribution pour réduire ses gaz à effet de serre.

Le développement durable se substitua à l'écodéveloppement pour gommer toute revendication radicale et pour faire de chaque citoyen le responsable de la dégradation de la planète. Dans cette construction idéologique, le pollueur n'est plus l'industriel qui met sur le marché de futurs déchets, mais l'acheteur qui remplit sa poubelle. Ce n'est plus le fabricant d'un produit bon marché mais polluant, c'est le ménage à faible revenu qui ne prend pas la peine d'acheter "vert". Ce ne sont plus les multinationales responsables des délocalisations dans les pays où l'on peut polluer gratuitement, mais les salariés obligés de prendre leur voiture pour aller chercher un travail de plus en plus rare et donc de plus en plus éloigné de leur lieu d'habitation.

Bien sûr, les comportements individuels doivent évoluer vers un plus grand respect de l'environnement. Il n'est pas question de le nier ni de sous-estimer l'évolution positive des mentalités. Mais l'objectif du discours dominant sur l'écologie vise tout autre chose : un véritable transfert des responsabilités.

Yann Arthus-Bertrand est-il naïf lorsqu'il porte l'image d'une écologie totalement dépolitisée, fondée sur le "tous coupables" et qu'il prétend dépasser les clivages gauche-droite avec les financements du groupe Pinault-Printemps-La Redoute ? Peut-être. En tout cas, la démarche est dangereuse. Sa dernière initiative, "10:10", fait songer à l'école des fans : tout le monde fait un geste et tout le monde gagne, avec une pensée émue pour les générations futures. La lutte contre le productivisme et l'économie capitaliste, pour la répartition des richesses et la relocalisation n'ont pas la moindre place dans son raisonnement.

Pourtant, le bilan écologique du capitalisme néolibéral est sous nos yeux. Entre 1997 et aujourd'hui, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont progressé d'environ 25 %. La principale raison n'est pas le développement du marché intérieur des pays émergents, mais bien l'augmentation continue du commerce international, la surconsommation des pays riches et le renforcement des délocalisations. La dictature de la finance empêche quant à elle l'émergence d'activités réellement durables, basées sur des raisonnements de long terme. Et, lorsqu'il s'agit de lutter contre le changement climatique, la communauté internationale décide justement de confier aux fonds d'investissements un juteux marché des "droits à polluer", qui, de produits dérivés en manoeuvres spéculatives, nous emmène doucement mais sûrement vers un prochain krach boursier.

Loin des discours de Daniel Cohn-Bendit ou de Yann Arthus-Bertrand, l'écologie politique ne trouvera un avenir que dans une rupture franche et concrète avec le capitalisme néolibéral. Nous devons aborder les sujets qui fâchent. La répartition des richesses, avec par exemple un revenu maximum et une fiscalité de justice sociale. Le commerce international et la relocalisation de l'activité industrielle et agricole, avec des taxes écologiques et sociales sur les importations. L'asphyxie des marchés financiers, en commençant par la fermeture de la Bourse des droits à polluer. Autant de mesures qui vont à l'encontre des règles de l'Union européenne, de l'Organisation mondiale du commerce et du Fonds monétaire international, qu'il faut impérativement dénoncer. Nous laissons donc à Yann Arthus-Bertrand et ses financeurs du CAC 40 la grande cause des lumières éteintes et des robinets fermés. Notre objectif se situe à l'opposé. Il s'agit de mettre de l'écologie dans la politique et, surtout, de mettre de la politique dans l'écologie.

***

  • Paul Ariès est directeur du Sarkophage, théoricien de la décroissance, et auteur de La simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance (La Découverte) ;
  • Aurélien Bernier est secrétaire national du M'PEP et auteur de Ne soyons pas des écologistes benêts (Mille-et-une-Nuits) ;
  • YANN FIEVET EST PRESIDENT D'ACTION CONSOMMATION ET AUTEUR DE LE MONDE EN PENTE DOUCE (GOLIAS) ;
  • Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale du Parti de Gauche et conseillère régionale Rhone-Alpes, ainsi qu'auteure de L'écologie, un combat pour l'émancipation (Bruno Leprince).

Deux mayennais faucheurs d'OGM vont être jugés

Envoyer Imprimer PDF

Faucheurs_volontaires_tournesol

Le plus important procès de faucheurs volontaires aura lieu les 11 et 12 octobre à Marmande.

Deux mayennais font partie des 87 faucheurs volontaires cités à comparaître à Marmande (Lot-et-Garonne).

« C'est un mode d'action qui a pu choquer. Mais si, aujourd'hui en France, on n'est pas envahi par les OGM, c'est peut-être aussi grâce à ce qu'ont fait les faucheurs volontaires. S'il n'y avait pas eu d'actions radicales, les gens n'auraient pas été sensibilisés de la même manière. »

Ronan et Hervé EON ne regrettent absolument pas ce qu'ils ont fait il y a quatre ans et qui va les emmener à la barre du tribunal les 11 et 12 octobre. En septembre 2006, ils faisaient partie des 87 faucheurs volontaires d'OGM qui ont « neutralisé douze hectares de maïs transgénique MON810 (Monsanto) dans le Lot-et-Garonne ».

Et ils se sont portés volontaires pour être mis en examen, comme leurs camarades d'action.« Quatre années se sont écoulées et notre combat n'a pas été vain, estiment-ils. On est arrivé en 2007 à l'établissement d'un moratoire. Le maïs qu'on a fauché n'est plus, pour l'instant, autorisé. On va être jugé pour un truc qui est provisoirement interdit. Est-ce qu'on a eu raison trop tôt ? »

S'ils encourent jusqu'à cinq ans de prison, les deux mayennais restent sereins.« Dans ce genre d'affaire, c'est entre 1.000 et 2.000 euros d'amendes et de deux à trois mois de prison avec sursis », précisent-ils.

Le procès va offrir une nouvelle tribune aux anti-OGM. « On va relancer le débat autour des OGM car la question n'est pas réglée. Pour preuve, la France a inscrit 36 variétés de maïs génétiquement modifié au catalogue des semences. »

Alors pour les faucheurs volontaires, il est nécessaire de continuer à porter le message et à agir

THT / EPR Action de désobéissance

Envoyer Imprimer PDF

pylone

Samedi 25 septembre 2010, une centaine de militants se sont retrouvés à Isigny le Buat (50) pour une action de déboulonnage de pylône THT.

Ils répondaient à un appel lancé par "on ne sait qui", afin de faire la démonstration que, au delà du combat juridique engagé contre la déclaration d'utilité publique de la ligne THT Cotentin Maine et l'EPR de Flamanville qui va avec, des actions de désobéissance peuvent conduire à enrayer la machine Etat/RTE.

Nous le rappelons avec force, l'EPR et la ligne Très Haute Tension sont des projets inutiles, coûteux et dangereux.

La santé est un enjeu crucial des lignes THT et on ne peut pas laisser installer une nouvelle ligne et mettre en danger les habitants.

La déclaration d'utilité publique (DUP) confirme le passage en force de l'Etat et des industriels, la désobéissance civile est indispensable désormais si nous voulons résister.

Les recours juridiques contre la DUP ne sont pas suspensifs des travaux qui vont donc bientôt commencer.

L'EPR est un fiasco, en France comme à l'étranger. Il est encore temps d'arrêter le chantier et de remettre en cause le nucléaire dans son ensemble.

Les cultures OGM au menu des ministres européens de l'Agriculture

Envoyer Imprimer PDF

Les ministres européens de l'Agriculture vont discuter pour la première fois lundi à Bruxelles de la proposition de la Commission européenne de laisser aux Etats de l'UE la décision de permettre ou non la culture de plantes OGM sur leur territoire.

Quinze OGM sont en attente d'autorisation, dont le maïs transgénique MON 810 du groupe américain Monsanto, l'un des deux OGM autorisés à la culture dans l'UE, a rappelé vendredi le Commission. Monsanto demande le renouvellement de cette autorisation pour 10 ans.

"Une proposition sera faite dans les mois qui viennent", a indiqué Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé John Dalli, en charge du dossier OGM. Mais le commissaire, conscient des réticences de l'opinion publique, a opté pour une "gestion politique" et ne veut pas accélérer le processus d'examen des demandes, a-t-il toutefois précisé. Contrariée par les désaccords entre les Etats, qui se défaussent sur elle, la Commission propose de leur rendre la liberté d'interdire les cultures OGM sur leur territoire. En contrepartie, elle souhaite qu'ils facilitent les autorisations de culture et de commercialisation.

Les sept pays --France, Allemagne, Hongrie, Luxembourg, Grèce et Autriche-- qui interdisent actuellement la culture du MON 810 pourront ainsi continuer à le faire sans avoir à se justifier. John Dalli va défendre cette réforme lundi devant les ministres de l'Agriculture, mais la décision finale reviendra aux ministres de l'Environnement. La France rejette ce "troc" et mène la révolte. Elle réaffirmera lundi son opposition et va compter ses soutiens. Le Royaume-Uni et l'Espagne sont également contre cette "renationalisation" des autorisations, jugée néfaste pour le marché intérieur. Les régions européennes se lancent également dans la bataille pour rester "libres d'OGM". Le conseil général du Gers, dans le sud-ouest de la France, a annoncé son intention de déposer un recours devant la Cour Européenne de Justice contre la Commission pour avoir autorisé fin juillet l'importation de 5 variétés de maïs OGM.

John Dalli est attaqué de toutes parts. La Hongrie, l'Autriche et le Luxembourg ont attaqué sa décision d'autoriser en mars la pomme de terre transgénique Amflora développée par le groupe allemand BASF et cultivée dans trois pays --Allemagne, Suède et République Tchèque-- pour l'industrie de la pâte à papier. La "bourde" de BASF, qui a contaminé au moins trois lots d'Amflora plantés en Suède avec des semences d'une autre pomme de terre transgénique, Amadea, non autorisée, a contraint Bruxelles à taper sur la table.

"La Commission est en faveur de la destruction des lots plantés sur 15 hectares", a annoncé Frederic Vincent. "Cette décision appartient aux autorités suédoises", a-t-il toutefois précisé.  La Commission va par ailleurs publier lundi une étude sur la coexistence entre les cultures OGM et les cultures traditionnelles, a-t-il ajouté.

Ces garanties ne parviennent pas à apaiser les adversaires des OGM. L'organisation écologiste Greenpeace utilise tous les instruments communautaires pour bloquer la Commission. Dans le cadre des "initiatives citoyennes" prévues par le traité le Lisbonne, elle a lancé une pétition sur son site internet pour faire cesser les autorisations. Il lui faut 1 million de signatures et il lui en manque 124.620.

D'autres opposants choisissent la force. Des faucheurs ont ainsi saccagé en août 70 pieds de vigne transgénique plantés par l'Institut national de recherche agronomique (Inra) à Colmar (est de la France).

Neutralisation de vigne OGM par les Faucheurs Volontaires

Envoyer Imprimer PDF

banderolle_ogm
Communiqué des Faucheurs Volontaires d'OGM le 15 août 2010

Nous avons fauché cet essai de vignes GM parce que

- les champs d'expérimentation d'OGM sont le premier pas d'une démarche commerciale visant à imposer, avec l'aval de la Commission européenne, des cultures actuellement non autorisées, et surtout non plébiscitées ni par la population ni par les professionnels ...

- cet essai est inutile et inabouti : les fleurs ayant été supprimées, cette étude ne peut statuer sur le possible passage d'éléments du transgène dans le fruit ou le vin.

En conséquence, nous demandons que les fonds publics financent des recherches sur les alternatives de lutte contre le court-noué plutôt que sur des OGM dont on sait qu'ils généreront non seulement une dépendance des agriculteurs, vignerons, et travailleurs de la terre au brevetage sur le vivant, mais aussi des gains phénoménaux pour le secteur privé représenté ici par l'industrie agrochimique.

Enfin, cette démarche est en totale contradiction avec la mission d'intérêt général et publique de l'INRA, et va à l'encontre de l'opinion publique qui refuse toujours à 80 %les OGM dans les champs et les assiettes.

Le Collectif des Faucheurs Volontaires

Contact Presse : 06.61.74.98.61

http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php

 


Colmar : 70 pieds de vigne transgénique saccagés durant la nuit à l'Inra

AFP - 15.08.10

Une soixantaine de faucheurs ont saccagé 70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès des gendarmes. Les faucheurs se sont introduits dans le champ aux alentours de 05h00 dimanche et ont saccagé les vignes avant d'avertir la presse. Policiers et gendarmes sont rapidement arrivés sur place : environ 70 hommes ont pris place autour du champs et ils retenaient toujours les faucheurs dans l'enceinte à 07h00.

"Nous avons agi dans la non-violence, à visage découvert. L'argent public finance les OGM, ces essais s'effectuent en plein champs et nous n'en voulons pas", a déclaré Olivier Florent, l'un des faucheurs volontaires.

L'Inra, qui n'était pas encore joignable dimanche en début de matinée, a déjà connu en septembre 2009 le saccage de 70 plants de vignes OGM sur lesquels l'institut menait des essais depuis 2005.

Lancement du réseau interparlementaire de soutien à l’accord des peuples pour la justice climatique

Envoyer Imprimer PDF

justice_climat

Vendredi 9 juillet 2010, à la Maison de l'Amérique latine de Paris, Martine Billard (députée PG), Jean Desessard (sénateur Verts) et Michelle Demessine (sénatrice PCF) lançaient le Réseau interparlementaire de soutien à l'accord des peuples sur le changement climatique aux côté de l'ambassadrice de Bolivie, Luzmila Carpio, et du Collectif de solidarité avec la Bolivie.

Elaboré lors du Sommet des peuples de Cochabamba en Avril dernier, l'Accord des peuples propose notamment : la condamnation du capitalisme responsable de la crise écologique ; la reconnaissance de droits de l'écosystème ; la lutte pour un réchauffement d'un degré maximum ; la reconnaissance la dette climatique des pays du Nord envers les pays du Sud ; la mise en place d'un fonds international d'adaptation au changement climatique ; la promotion d'une agriculture écologiquement et socialement responsable ; la reconnaissance de l'accès à l'eau comme droit fondamental de tous les êtres humains ; la protection prioritaire des forêts originelles ; la condamnation et l'arrêt immédiat du marché carbone ; la création d'un Tribunal International de la Conscience pour les réfugiés climatiques ; l'élaboration d'une vraie aide publique au développement, non conditionnelle, et correspondant à 6% du PIB des pays développés ; la création d'un Tribunal International de Justice Climatique et Environnementale ; la mise en place d'un référendum Mondial des Peuples sur le Changement Climatique.

Le réseau interparlementaire lancé hier soir se fixe deux buts.

Le premier est de promouvoir les idées de l'Accord des peuples dans tous les actes parlementaires qui s'y prêtent.

Le second est de faire pression pour que l'Accord des peuples soit reconnu comme contribution aux négociations du sommet de Cancun sur le changement climatique au même titre celle issue du Sommet de Copenhague.

Le Parti de Gauche se félicite du lancement d'une telle initiative et enjoint tous les parlementaires à rejoindre ce réseau.

Le rapport Roussely contre les usagers, les citoyens et les travailleurs du nucléaire

Envoyer Imprimer PDF

nucleaire
Curieusement rendu partiellement public, après plus de deux mois d'attente, en plein cœur de l'été, le rapport Roussely réussit le tour de force de taper à la fois sur les usagers, les citoyens et les travailleurs du nucléaire.

On pouvait déjà s'interroger sur le fait que Nicolas Sarkozy commande un rapport à M Roussely, Président honoraire d'EDF, donc juge et partie, sur l'industrie nucléaire en France. Pire, alors qu'il a été remis au Président de la République le 11 mai dernier, ce n'est que ce 27 juillet que les citoyens français ont enfin eu le droit de prendre connaissance d'une synthèse du dit rapport. Une synthèse uniquement car le rapport, y compris pour sa partie sur le nucléaire civil, a été classé secret défense. Voilà qui est curieux, pour un sujet qui intéresse pourtant l'ensemble des citoyens.

D'autant qu'on y apprend que le rapport préconise rien de moins que la hausse des tarifs de l'électricité pour financer le renouvellement du parc. En pleine hausse des tarifs de l'énergie, les usagers apprécieront.

Il recommande également, en l'absence de tout débat public et citoyen, l'extension de la durée de vie des centrales au-delà de leur programmation initiale et l'ouverture des financements multilatéraux des énergies renouvelables au nucléaire... La concurrence libre et non faussée sans doute ?

Au mépris des appels répétés des syndicalistes et des travailleurs du nucléaire sur les conditions de travail et la baisse de la sûreté des installations dues à la logique de privatisation d'EDF, il conteste la « croissance continue des exigences de sûreté », qui ne serait pas une « logique raisonnable » et, sur la sous-traitance et les conditions de travail, se contente de proposer une simple « charte ».

Enfin, en matière de contrôle, le rapport déclare qu'il convient que l'Etat définisse un modus vivendi équilibré avec l'ASN, c'est-à-dire réaffirme le rôle régalien qu'il ne devrait pas abandonner à une autorité indépendante. L'Autorité de Sureté Nucléaire risquerait en effet, en relayant des incidents mineurs, de jeter « une suspicion injustifiée sur l'ensemble de la technologie nucléaire ».

Une fois de plus, opacité et intérêts économiques priment sur l'intérêt général. Celui des travailleurs du nucléaire, des citoyens et des usagers.

Le Parti de gauche réaffirme la nécessité d'une planification écologique permettant une sortie progressive et réfléchie du nucléaire, la création d'un pôle public de l'énergie avec le retour d'EDF-GDF à 100% public, et une vaste consultation nationale sur la transition énergétique associant syndicats, associations, citoyens, chercheurs et politiques.

Aéroport : pour nous c'est toujours NON

Envoyer Imprimer PDF

BanderollemanifNDDL

Lors des questions à l'Assemblée Nationale, interrogé par François de Rugy sur le projet d'aéroport de Notre Dame des landes, le Ministre Bussereau a répondu : "Monsieur le député, cet aéroport se fera. Vous êtes d'ailleurs le seul élu important à le contester puisque le président Ayrault, le président de la région, les présidents des conseils généraux, l'ensemble des élus sont favorables à ce projet voté dans le cadre du Grenelle de l'environnement."

Françoise Verchère, notre camarade du PG, Conseillère Générale de Loire Atlantique, lui a répondu au nom du CEDPA, collectif qui rassemble non pas 1, mais plus de 600 élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport. Histoire de remettre les pendules à l'heure...

Vous pouvez lire aussi le courrier du Collectif des élus doutant de la pertinence du projet d'aéroport et le site du collectif CEDPA sur l'aéroport NDDL.

Fauchage de tournesol OGM

Envoyer Imprimer PDF
Faucheurs_volontaires_tournesolInterpellés par la gendarmerie, 33 Faucheurs Volontaires ont été auditionnés dans des brigades, puis libérés hier, en fin de journée. Venus de toute la France, avec aussi une bonne partie de militants du département, environ deux cents faucheurs volontaires ont coupé samedi 24 juillet 2010 des tournesols dans des exploitations à Sorigny et à Saint-Branchs.

Ils estiment qu'il s'agit de « plantes OGM cachées », même si elles ne rentrent dans le champ de la législation des OGM. Ces tournesols ont muté, non pas par une transgénèse (introduction d'un ou plusieurs gènes) mais par une mutagénèse (mutation dans le génome), pour résister à un herbicide.

Par cette action d'envergure, les faucheurs volontaires entendent s'opposer à la privatisation des semences et du vivant car d'après eux, un brevet protège le gène muté et interdit toute réutilisation de la récolte comme semence.

Interpellés par la gendarmerie, de nombreux faucheurs ont été auditionnés à Descartes, Ligueil, Sainte-Maure-de-Touraine et au Grand-Pressigny puis libérés en fin de journée.

http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Economie/Agriculture/Des-tournesols-mutes-fauches-en-Indre-et-Loire

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_CENTRE_1920