Le dernier sommet européen confirme sans surprise la stratégie insensée poursuivie par les gouvernements de la zone euro, depuis le déclenchement des attaques spéculatives contre la dette grecque. Au lieu de protéger la zone euro et les peuples européens contre les méfaits de la spéculation, ces gouvernements entendent préserver le pouvoir des marchés financiers pour forcer les États récalcitrants à faire converger leurs politiques vers la régression des services publics et des droits sociaux.
International
Le conseil européen entend constitutionnaliser la régression sociale
les mauvaises herbes du libéralisme étouffent l'agriculture
Jeudi 18 novembre, la Commission Européenne a présenté ses propositions pour la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). La commission européenne persiste à mettre en avant les exigences de « compétitivité » de l’agriculture européenne, synonyme de concentration de la production et de dégâts écologiques. Les inflexions positives par rapport à la PAC actuelle, en faveur de l’environnement et d’une plus juste répartition des aides, ne compenseront pas les effets dévastateurs de la libéralisation de l’agriculture. Il faudra, de plus, veiller à ce que les lobbies de l’agro-business ne réussissent pas à réduire à peau de chagrin les inflexions positives au cours du processus de définition des modalités concrètes de la réforme !
La réforme envisagée confirme explicitement la volonté de la Commission de poursuivre le processus de libéralisation de l’agriculture. Elle s’inscrit d’emblée dans le cadre de la libéralisation des marchés agricoles, anticipant même la conclusion du cycle de Doha de l’OMC et de nouveaux accords de libre échange, synonymes de nouvelles baisses de prix, d’augmentation de leur instabilité, de précarisation des paysans, de mise en concurrence déloyale entre agroindustriels et paysans, entre pays du Nord et du Sud.
Ainsi, la commission européenne prône l’accroissement de la « compétitivité » de l’agriculture européenne, c’est-à-dire sa capacité à mettre sur le marché des produits au plus bas prix possible. Les instruments de gestion des marchés sont abandonnés –suppression des quotas laitiers dés 2015- ou réduits à de simples « filets de sécurité » en cas de crise grave. Aucune mesure sérieuse n’est envisagée pour combattre la confiscation du revenu agricole par les intermédiaires et la grande distribution, alors même que la Commission reconnaît la problématique de la répartition de la valeur ajoutée dans les filières.
Dans ce contexte de baisse programmée des prix, et partant du fait qu’il y aura - au mieux - maintien des moyens budgétaires actuels de la PAC, il est illusoire de penser que la nouvelle PAC :
- inversera la tendance productiviste à la concentration de la production, à la disparition d’exploitations et d’emplois et à la précarisation d’une grande partie de la paysannerie et des salariés de l’agriculture. Les agriculteurs continueront à être entrainés dans la course à la productivité, chacun devant produire plus et agrandir son exploitation pour compenser la baisse des prix,
- permettra une véritable transition écologique de l’agriculture, laquelle implique le développement de systèmes de production ayant recours à plus de travail, de façon notamment à garantir une plus grande autonomie en intrants et à mieux mettre en valeur les potentialités des écosystèmes.
De même, le dumping sur le marché mondial découlant de l’exportation de marchandises produites grâce à des subventions n’est pas remis en cause, tout comme les conséquences sociales et environnementales dramatiques de l’importation massive de soja et d’agro-carburants en provenance des pays du Sud.
Sur les questions agricoles comme sur d’autres, le Parti de Gauche dénonce la confiscation de la souveraineté des peuples. Il condamne la poursuite de la libéralisation des marchés agricoles prônée par la Commission européenne et par le gouvernement français dans la logique de l’OMC.
Il se prononce pour une politique agricole au service de l’intérêt général de la souveraineté alimentaire, de l’emploi et des revenus de l'ensemble de la filière, d’une alimentation de qualité et de la transition écologique de l’agriculture.
Equateur: la révolution citoyenne victorieuse
Le Parti de Gauche salue les milliers de citoyens équatoriens qui sont descendus dans les rues de Quito pour défendre le gouvernement. Le Parti de Gauche salue le courage du Président Correa qui annonçait hier après-midi qu'il sortirait "soit Président soit mort" de cette epreuve et restera vigilant dans les prochains jours.
Ce soir, il manifestera à Paris en solidarité et pour dire que rien ne doit arrêter la Révolution citoyenne en Equateur.
La tentative de coup d'Etat menée hier à Quito par la police nationale équatorienne et certains secteurs de l'armée de l'air a échoué!
Après de longues heures de séquestration dans l'Hopital de Police et une libération musclée par les forces armées équatorienne, c'est finalement à 21H40 (4H40 en France) que le président Rafael Correa est apparu au balcon du Palais présidentiel. Les centaines de citoyens qui s'étaient réunis sur place en signe de soutien l'attendaient aux cris de "Correa, ami, le peuple est avec toi", "dictature non, démocratie oui", "à bas la police corrompue, vive la démocratie"Un soulagement, mais surtout le sentiment d'avoir vécu "les heures les plus tristes de mon mandat" indique le président Correa.
Sur place, personne n'est dupe: il ne s'agit pas là d'une simple insurrection de la police nationale suite au vote de la loi de régulation des primes dans les services publics mercredi dernier. Rien dans cette loi ne justifie un tel soulèvement. Il s'agit bel et bien d'une tentative de coup d'Etat appuyée par les secteurs de l'ultradroite. Les policiers et militaires impliqués n'ont pas caché leur soutien à Lucio Gutiérrez, militaire et ancien président destitué par le peuple en 2005, dont les partisans étaient en tête des cortèges d'insurgés. Le silence assourdissant des partis de droite, qui n'ont condamné la tentative de coup d'Etat qu'après la déclaration allégeance des forces armées au président, est significatif, de même que les appels de certains représentants indigènes aujourd'hui proches de Gutiérrez demandant aux militaires de prendre le pouvoir.
Le gouvernement Correa défie quotidiennement les prétentions impérialistes états-uniennes et européennes. Il a dénoncé le FMI et la Banque Mondiale dont les représentants ont été renvoyés. La semaine dernière, il mettait un terme à l'accord bilatéral de libre échange qui le liait à l'Allemagne et annonçait qu'il allait faire de même avec tous les traités de libre échange (ceux-ci sont contraires à la Constitution équatorienne). Il convenait donc à l'Empire et à ses soutiens tout au moins de discréditer ce gouvernement pourtant sorti plusieurs fois victorieux des urnes (comme au Venezuela, en Bolivie et au Honduras). Les réactions des autorités états-uniennes se sont d'ailleurs faites attendre.
Mais les forces réactionnaires ne peuvent rien quand le peuple s'unit. Les équatoriens nous ont une fois encore donné une belle leçon de citoyenneté en réaffirmant leur soutien au Président Correa.
Le Parti de Gauche salue les milliers de citoyens équatoriens qui sont descendus dans les rues de Quito pour défendre le gouvernement. Le Parti de Gauche salue le courage du Président Correa qui annonçait hier après-midi qu'il sortirait "soit Président soit mort" de cette epreuve et restera vigilant dans les prochains jours.
Ce soir 1er octobre, il manifestera à Paris en solidarité et pour dire que rien ne doit arrêter la Révolution citoyenne en Equateur.
Un an après : solidarité au Honduras

Au HONDURAS, le 28 juin 2009, le Président ZELAYA était destitué par un coup d'état. Et depuis un an, les droits de l'homme ne sont pas respectés : les arrestations, les assassinats, les disparitions se comptent par centaines.
Malgré les persécutions qui interviennent dans toutes les couches de la société hondurienne, le peuple hondurien résiste avec détermination. Les manifestations continuent et, récemment des paysans, des enseignants, des juges se sont mis en grève de la faim. Le 28 juin 2010, le peuple hondurien descendra à nouveau dans la rue pour rappeler que depuis douze mois, il réclame le retour à l'état de droit et la convocation d'une assemblée constituante. A cette occasion une « Commission de vérité alternative » sera formée.
Lors du contre sommet Enlazando Alternativas IV de Madrid, les représentantes du Front National de Résistance Populaire du Honduras ont lancé un appel pour que ce jour soit l'occasion de manifester dans le monde entier notre solidarité avec les revendications du peuple hondurien.
Ainsi, le Parti de Gauche qui avait participé aux rassemblements de protestations contre ce coup d'état, il y a un an, se mobilise à nouveau pour apporter son soutien indéfectible au courageux peuple hondurien.
Le Parti de Gauche sera membre affilié de la Gauche Européenne

C'est fait. L'exécutif du Parti de la Gauche Européenne (PGE), dont la réunion s'est tenue à Barcelone les 25, 26 et 27 juin, a accepté à l'unanimité et sous les acclamations la demande d'intégration du Parti de Gauche en tant que membre du PGE. Cet accord a semblé d'autant plus naturel que notre démarche avait été soutenue par notre camarade communiste, Jean François Gau, présent à la réunion.
Le PG a donc maintenant la possibilité de participer à l'activité et aux discussions du PGE qui regroupe la plus grande partie de l'Autre gauche en Europe. Il convient de préciser que les partis des pays de l'Europe de l'Ouest sont représentés au PGE, ainsi que ceux des pays de l'Europe centrale et Orientale tels que la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, la Moldavie et les Pays Baltes.
Les deux représentants du PG, Raquel Garrido et Lars Steinau, ont pu apprécier la richesse des débats portant sur la crise en Europe, avec des contributions importantes notamment de nos camarades grecs, portugais et espagnols. En plus de l'actualité politique en Pologne, en Moldavie, en Roumanie, en République Tchèque, ou en Hongrie, les discussions ont porté sur le bilan des dernières élections en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en France. Une partie importante de la réunion a été consacrée au renforcement de la solidarité du PGE avec le peuple palestinien, pour la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza.
Invitée à s'exprimer pour formaliser l'adhésion du Parti de Gauche, Raquel Garrido est revenue sur l'historique du PG, de sa fondation sur les bases d'un diagnostic de la situation de la gauche en Amérique Latine et en Europe, de l'élan propulsif qu'il a trouvé dans la création de Die Linke et dans le travail avec les autres partis du PGE qui, comme lui, ont constaté le double échec de la social-démocratie et du communisme d'état. Avec l'avec l'entrée du PG au sein du PGE, c'est en effet l'éventail des histoires politiques qui y est représenté qui s'agrandit, ce qui satisfait pleinement les fondateurs du PGE. Le PG, qui s'efforce de réaliser la synthèse entre l'écologie politique et le socialisme, compte sur le PGE pour être également un lieu de synthèses et de création d'un vocabulaire commun, notamment face à la dérive autoritaire des institutions européennes qui appelle un profond renouveau démocratique.
L'exécutif du PGE a notamment décidé de soutenir activement la journée d'action et de grève appelée par la Confédération européenne des syndicats du 29 septembre prochain sur la base d'une analyse largement partagée : « Nous combattons sans cesse, dans chacun de nos pays et au plan européen : le dumping social et fiscal, la mise en concurrence sauvage des travailleurs et des peuples de l'Est et de l'Ouest, les privatisations, les délocalisations, les démantèlements de la protection sociale et des services publics, la précarisation de l'emploi et le chômage massif, les plans d'austérité. Ces politiques ont conduit tout à la fois à gonfler de façon fabuleuse les profits capitalistes et spéculatifs et à déprimer les économies, à faire exploser les déficits et les dettes publiques et à provoquer la crise actuelle. »
L'intégration du PG au PGE se fait à un moment clef pour l'avenir de l'autre gauche européenne. La crise sociale et économique augmente la pression sur les classes populaires et ouvre la porte à des forces d'extrême droite qui cherchent à surfer sur le désarroi croissant des populations comme on peut le constater dans plusieurs pays de l'Europe de l'Est. Mais les mobilisations massives des salariés en Grèce, en Espagne, au Portugal et en France montrent qu'une autre voie reste toujours possible. C'est dans ce contexte particulier que le Parti de la Gauche Européenne tiendra son prochain congrès les 3, 4 et 5 décembre à Paris. Le Parti de Gauche s'y investira pleinement et apportera sa contribution au succès de ce événement politique majeur. Dès à présent, les militants du PG sont invités à participer à l'université d'été du PGE qui se tiendra à la mi-juillet en Moldavie.
Pour toute information sur l'université d'été du PGE: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
L'Equateur engage le monde dans l'économie post pétrolière
Ce mardi 3 août, le lancement du projet Yasuni ITT a enfin été acté.
Le fonds fiducière qui va permettre la mise en oeuvre de ce projet a en effet été approuvé et signé par le gouvernement équatorien. Le pétrole du parc Yasuni, réserve naturelle qui contient une des plus importantes biodiversités dans le monde restera donc sous terre. l'économie post-pétrolière est en marche!
Après des mois de négociations, le PNUD et le gouvernement équatorien sont donc parvenus à un accord. Le fonds fiduciaire Yasuni ITT sera administré par trois représentants du gouvernement équatorien, un représentant de la société civile équatorienne, deux représentants des "contributeurs" internationnaux (Etat et organisations internationales) et un représentant du PNUD sans droit de vote. La souveraineté nationale équatorienne est garantie, le projet est conforme à la constitution équatorienne.
Le capital du fonds sera exclusivement investi dans le développement des énergies renouvelables. Quant aux intérêts, ils seront dédiés à la lutte contre la déforestation des 40 zones protégées (4,8 millions d'hectares), à la gestion écologique des zones naturelles (5 millions d'hectares habités par des communautés indigènes et afro équatoriennes), à la reforestation du million d'hectares de forêts détruites en Equateur, à l'amélioration de l'efficacité énergétique nationale, mais aussi au développement social des zones concernées par le projet et à la promotion de l'évolution effective vers une société de la "bio connaissance".
La mise en place de ce projet est une grande victoire et un grand moment de joie pour le Parti de Gauche, comme pour toutes celles et ceux qui promeuvent une véritable révolution énergétique et la sortie progressive des énergies fossiles par une planification écologique. Il permet d'envisager une coopération internationale solidaire des initiatives de protection de l'écosystème et donc de l'intérêt général humain. il est déjà source d'inspiration pour d'autres gouvernements d'Amérique du Sud et pourrait bien être le signe concret d'un tournant écologique à l'échelle internationale.
Le Parti de Gauche se félicite de la mise en place de ce projet ambitieux et demande au gouvernement français de s'engager sans délais sur une contribution financière conséquente. La création de c fonds est un premier pas qui doit plus que jamais être soutenu afin que Yasuni ITT puisse remplir ses promesses.








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