OGM

Deux mayennais faucheurs d'OGM vont être jugés

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Le plus important procès de faucheurs volontaires aura lieu les 11 et 12 octobre à Marmande.

Deux mayennais font partie des 87 faucheurs volontaires cités à comparaître à Marmande (Lot-et-Garonne).

« C'est un mode d'action qui a pu choquer. Mais si, aujourd'hui en France, on n'est pas envahi par les OGM, c'est peut-être aussi grâce à ce qu'ont fait les faucheurs volontaires. S'il n'y avait pas eu d'actions radicales, les gens n'auraient pas été sensibilisés de la même manière. »

Ronan et Hervé EON ne regrettent absolument pas ce qu'ils ont fait il y a quatre ans et qui va les emmener à la barre du tribunal les 11 et 12 octobre. En septembre 2006, ils faisaient partie des 87 faucheurs volontaires d'OGM qui ont « neutralisé douze hectares de maïs transgénique MON810 (Monsanto) dans le Lot-et-Garonne ».

Et ils se sont portés volontaires pour être mis en examen, comme leurs camarades d'action.« Quatre années se sont écoulées et notre combat n'a pas été vain, estiment-ils. On est arrivé en 2007 à l'établissement d'un moratoire. Le maïs qu'on a fauché n'est plus, pour l'instant, autorisé. On va être jugé pour un truc qui est provisoirement interdit. Est-ce qu'on a eu raison trop tôt ? »

S'ils encourent jusqu'à cinq ans de prison, les deux mayennais restent sereins.« Dans ce genre d'affaire, c'est entre 1.000 et 2.000 euros d'amendes et de deux à trois mois de prison avec sursis », précisent-ils.

Le procès va offrir une nouvelle tribune aux anti-OGM. « On va relancer le débat autour des OGM car la question n'est pas réglée. Pour preuve, la France a inscrit 36 variétés de maïs génétiquement modifié au catalogue des semences. »

Alors pour les faucheurs volontaires, il est nécessaire de continuer à porter le message et à agir

Les cultures OGM au menu des ministres européens de l'Agriculture

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Les ministres européens de l'Agriculture vont discuter pour la première fois lundi à Bruxelles de la proposition de la Commission européenne de laisser aux Etats de l'UE la décision de permettre ou non la culture de plantes OGM sur leur territoire.

Quinze OGM sont en attente d'autorisation, dont le maïs transgénique MON 810 du groupe américain Monsanto, l'un des deux OGM autorisés à la culture dans l'UE, a rappelé vendredi le Commission. Monsanto demande le renouvellement de cette autorisation pour 10 ans.

"Une proposition sera faite dans les mois qui viennent", a indiqué Frédéric Vincent, porte-parole du commissaire à la Santé John Dalli, en charge du dossier OGM. Mais le commissaire, conscient des réticences de l'opinion publique, a opté pour une "gestion politique" et ne veut pas accélérer le processus d'examen des demandes, a-t-il toutefois précisé. Contrariée par les désaccords entre les Etats, qui se défaussent sur elle, la Commission propose de leur rendre la liberté d'interdire les cultures OGM sur leur territoire. En contrepartie, elle souhaite qu'ils facilitent les autorisations de culture et de commercialisation.

Les sept pays --France, Allemagne, Hongrie, Luxembourg, Grèce et Autriche-- qui interdisent actuellement la culture du MON 810 pourront ainsi continuer à le faire sans avoir à se justifier. John Dalli va défendre cette réforme lundi devant les ministres de l'Agriculture, mais la décision finale reviendra aux ministres de l'Environnement. La France rejette ce "troc" et mène la révolte. Elle réaffirmera lundi son opposition et va compter ses soutiens. Le Royaume-Uni et l'Espagne sont également contre cette "renationalisation" des autorisations, jugée néfaste pour le marché intérieur. Les régions européennes se lancent également dans la bataille pour rester "libres d'OGM". Le conseil général du Gers, dans le sud-ouest de la France, a annoncé son intention de déposer un recours devant la Cour Européenne de Justice contre la Commission pour avoir autorisé fin juillet l'importation de 5 variétés de maïs OGM.

John Dalli est attaqué de toutes parts. La Hongrie, l'Autriche et le Luxembourg ont attaqué sa décision d'autoriser en mars la pomme de terre transgénique Amflora développée par le groupe allemand BASF et cultivée dans trois pays --Allemagne, Suède et République Tchèque-- pour l'industrie de la pâte à papier. La "bourde" de BASF, qui a contaminé au moins trois lots d'Amflora plantés en Suède avec des semences d'une autre pomme de terre transgénique, Amadea, non autorisée, a contraint Bruxelles à taper sur la table.

"La Commission est en faveur de la destruction des lots plantés sur 15 hectares", a annoncé Frederic Vincent. "Cette décision appartient aux autorités suédoises", a-t-il toutefois précisé.  La Commission va par ailleurs publier lundi une étude sur la coexistence entre les cultures OGM et les cultures traditionnelles, a-t-il ajouté.

Ces garanties ne parviennent pas à apaiser les adversaires des OGM. L'organisation écologiste Greenpeace utilise tous les instruments communautaires pour bloquer la Commission. Dans le cadre des "initiatives citoyennes" prévues par le traité le Lisbonne, elle a lancé une pétition sur son site internet pour faire cesser les autorisations. Il lui faut 1 million de signatures et il lui en manque 124.620.

D'autres opposants choisissent la force. Des faucheurs ont ainsi saccagé en août 70 pieds de vigne transgénique plantés par l'Institut national de recherche agronomique (Inra) à Colmar (est de la France).

Neutralisation de vigne OGM par les Faucheurs Volontaires

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Communiqué des Faucheurs Volontaires d'OGM le 15 août 2010

Nous avons fauché cet essai de vignes GM parce que

- les champs d'expérimentation d'OGM sont le premier pas d'une démarche commerciale visant à imposer, avec l'aval de la Commission européenne, des cultures actuellement non autorisées, et surtout non plébiscitées ni par la population ni par les professionnels ...

- cet essai est inutile et inabouti : les fleurs ayant été supprimées, cette étude ne peut statuer sur le possible passage d'éléments du transgène dans le fruit ou le vin.

En conséquence, nous demandons que les fonds publics financent des recherches sur les alternatives de lutte contre le court-noué plutôt que sur des OGM dont on sait qu'ils généreront non seulement une dépendance des agriculteurs, vignerons, et travailleurs de la terre au brevetage sur le vivant, mais aussi des gains phénoménaux pour le secteur privé représenté ici par l'industrie agrochimique.

Enfin, cette démarche est en totale contradiction avec la mission d'intérêt général et publique de l'INRA, et va à l'encontre de l'opinion publique qui refuse toujours à 80 %les OGM dans les champs et les assiettes.

Le Collectif des Faucheurs Volontaires

Contact Presse : 06.61.74.98.61

http://www.monde-solidaire.org/spip/spip.php

 


Colmar : 70 pieds de vigne transgénique saccagés durant la nuit à l'Inra

AFP - 15.08.10

Une soixantaine de faucheurs ont saccagé 70 pieds de vigne transgénique dans l'unité de Colmar de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès des gendarmes. Les faucheurs se sont introduits dans le champ aux alentours de 05h00 dimanche et ont saccagé les vignes avant d'avertir la presse. Policiers et gendarmes sont rapidement arrivés sur place : environ 70 hommes ont pris place autour du champs et ils retenaient toujours les faucheurs dans l'enceinte à 07h00.

"Nous avons agi dans la non-violence, à visage découvert. L'argent public finance les OGM, ces essais s'effectuent en plein champs et nous n'en voulons pas", a déclaré Olivier Florent, l'un des faucheurs volontaires.

L'Inra, qui n'était pas encore joignable dimanche en début de matinée, a déjà connu en septembre 2009 le saccage de 70 plants de vignes OGM sur lesquels l'institut menait des essais depuis 2005.

Fauchage de tournesol OGM

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Faucheurs_volontaires_tournesolInterpellés par la gendarmerie, 33 Faucheurs Volontaires ont été auditionnés dans des brigades, puis libérés hier, en fin de journée. Venus de toute la France, avec aussi une bonne partie de militants du département, environ deux cents faucheurs volontaires ont coupé samedi 24 juillet 2010 des tournesols dans des exploitations à Sorigny et à Saint-Branchs.

Ils estiment qu'il s'agit de « plantes OGM cachées », même si elles ne rentrent dans le champ de la législation des OGM. Ces tournesols ont muté, non pas par une transgénèse (introduction d'un ou plusieurs gènes) mais par une mutagénèse (mutation dans le génome), pour résister à un herbicide.

Par cette action d'envergure, les faucheurs volontaires entendent s'opposer à la privatisation des semences et du vivant car d'après eux, un brevet protège le gène muté et interdit toute réutilisation de la récolte comme semence.

Interpellés par la gendarmerie, de nombreux faucheurs ont été auditionnés à Descartes, Ligueil, Sainte-Maure-de-Touraine et au Grand-Pressigny puis libérés en fin de journée.

http://www.lanouvellerepublique.fr/ACTUALITE/Economie/Agriculture/Des-tournesols-mutes-fauches-en-Indre-et-Loire

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_CENTRE_1920