Le Parti de Gauche tire la sonnette d'alarme !
Cette rentrée scolaire montre au grand jour les effets désastreux de toutes les "contre-réformes" que les gouvernements de droite mènent depuis 8 ans, avec une accélération énorme depuis l'élection de M. Sarkozy.
A force de supprimer des postes (on en est à plus de 40 000 depuis 3 ans !), l'Education Nationale n'est plus en état de fournir le service qu'elle doit aux élèves et à leurs familles. : dans un collège lavallois, il a suffi de deux congés-maladie pour que 200 élèves se retrouvent sans cours de math parce qu'on a supprimé de très nombreux postes de remplaçants ! De nombreux chefs d'établissement en sont réduits à chercher en urgence des remplaçants à Pôle Emploi...
Dans le même temps, le gouvernement a aussi réduit le personnel de surveillance et les postes administratifs, ce qui conduit à des difficultés de fonctionnement. D'ailleurs, la mise en place de la structure d'accueil d' "élèves en décrochage" au collège de Craon, avec un fort encadrement (comme dans tous les autres exemples mis en avant par le gouvernement), est un aveu ! C'est bien en encadrant mieux les jeunes qu'on peut répondre à leurs difficultés.
De plus, les effets de l'assouplissement de la carte scolaire, décidée par ce gouvernement, commencent aussi à produire de graves conséquences, à travers la remise en cause, de fait, de la mixité sociale qui aboutit à la création d'un véritable "apartheid social " et exacerbe la concurrence entre établissements, au profit des établissements privés.
Face à cette situation, les autorités académiques tentent d'étouffer les contestations en incitant les personnels et parents d'élèves à ne pas trop faire de bruit, de peur de "nuire à l'image de leur collège" .
Il est donc urgent de faire un bilan sérieux de ces contre-réformes néfastes : le Parti de Gauche demande dans une lettre ouverte à l'Inspecteur d'Académie de mener une enquête sur le sujet et d'en faire connaître les conclusions pour instaurer un vrai débat public.
Cette enquête doit notamment établir :
• l'évolution des pourcentages des différentes catégories sociales dans les collèges (ces chiffres sont connus par l'administration départementale de l'Education Nationale),
• l'évolution du taux d'encadrement dans les établissements scolaires (nombre d'adultes par rapport au nombre d'élèves),
• l'évolution du nombre de titulaires remplaçants dans les écoles primaires d'une part, dans les collèges et lycées d'autre part, avec la répartition par matière pour le second degré, et en contrepartie, l'évolution du nombre d'emplois précaires (contractuels et vacataires).
Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques au plus tôt pour que cette question soit au cœur du débat des élections cantonales de mars prochain : le Conseil Général, qui a la responsabilité des collèges ne peut en effet se désintéresser de ces questions.
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